Placée sous la direction du Dr Renaud GRUAT, cette réflexion partagée s’inscrit dans le cadre de la Concertation nationale sur la fin de vie.
Elle part d’un constat : Aujourd'hui, l’hôpital n'est plus seulement l'endroit où l'on accueille les malades et les blessés pour les soigner et les guérir. Il est banal de dire aussi que c'est l'endroit où l'on naît et ou l'on meurt ; et l’on y meurt de plus en plus. Mais cette vision est trop réductrice. L'augmentation des connaissances due aux moyens techniques disponibles et sans précédents fait changer l'attitude des médecins face à la maladie et à la mort. Voilà qu'inéluctable, cette dernière devient problématique, réversible, traitable, utilisable. Voilà que de nouvelles techniques donnent encore plus de pouvoir aux médecins en leur permettant bientôt à la fois de soigner, de guérir, de sauver, mais aussi de laisser ou de faire mourir.
Il n’existe pas de définition claire, univoque et universelle de la mort. La mort comme concept instable a permis tout au long de l’histoire de la pratique scientifique et médicale des interprétations, des représentations et des créations paradigmatiques propres à non seulement éclaircir la compréhension de ce concept, mais à le complexifier, volontairement ou non, en le faisant certes dépendre de l’évolution des connaissances, mais aussi du contexte sociétal et socio-économique. Comme si l’étrangeté et la complexité conceptuelle servaient aux experts et à la société à repenser la mort, mais également à la techniciser le plus souvent dans une finalité utilitariste.
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Page mise à jour le : 05/05/2025 (16h19)
Espace éthique hospitalier et universitaire de Lille -
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